Les jardins partagés du Clos des Capucins

Partez à la découverte des jardins du Clos des Capucins avec Jérémie, membre de l’équipe Sincèrement Meylan et jardinier, membre de l’association la Folle Avoine.

Le clos des capucins était un monastère. A leur départ en 1972, les moines ont vendu les lieux à la municipalité de Meylan. Depuis, ce lieu public est devenu un des centres culturels de Meylan et accueille différentes associations.
Réparti sur plus de 5 hectares, il est le plus grand parc de Meylan. Il est composé d’un coteau au sud est, d’un petit bois au nord-est, le monastère se situe au nord-ouest et les jardins partagés au sud du monastère. Il y a aussi un four à pain au sud-ouest. Le reste du domaine est une prairie parsemée d’arbres fruitiers. La vue dégagée sur la chaîne de Belledonne vaut le détour. Véritable havre de paix pour se ressourcer, c’est un lieu à part où la nature rayonne.

Parmi les associations du Clos des Capucins se trouve la Folle Avoine, dont je fais partie. Elle s’occupe principalement des jardins partagés. Les 80 jardiniers privilégiés par ce cadre de vie exceptionnel, se partagent une surface de 6000m² répartie sur 3 niveaux. Au niveau le plus élevé se trouvent les jardins historiques du monastère. Les fleurs et leurs parfums attirent les abeilles des ruches voisines et toutes sortes d’insectes. On cultive en agriculture biologique et l’usage de produits chimiques est strictement interdit.
Le confinement, qui interdisait l’accès au parc, empêchait les jardiniers de cultiver leurs parcelles. Le début du printemps est pourtant un moment clé dans la saison car c’est la période des plantations. Les jardiniers ont été heureux de pouvoir revenir mais il y a un gros travail de désherbage avant de pouvoir envisager de commencer les plantations et la saison est déjà bien avancée.
Je privilégie une culture avec paillage (feuille, BRF et/ou paille), cela permet de conserver l’humidité et protège le sol et ses habitants. Je compte planter pour cet été des tomates, des salades, courges courgette et peut-être des haricots. J’ai aussi l’intention de mettre quelques fleurs mellifères comme le tournesol et la lavande pour nos amies les abeilles.

Le parc laissé sans entretien pendant le confinement a permis à la biodiversité de se réapproprier les lieux. Voici quelques photos des jardins juste après la fin du confinement !

Pour plus d’information sur la folle avoine :
https://lafolleavoine.org/